terça-feira, 22 de setembro de 2015


Os emigrantes ressuscitam as fronteiras



François Marcilhac

La gestion par l’Allemagne des flux migratoires en provenance de Syrie, lesquels ne font que s’ajouter à ceux de la Libye, qui ne se tarissent pas, témoigne, s’il en était besoin, du fait que, contrairement à ce qu’on entend ici ou là, loin de penser «européen», ...

… chaque Etat membre de l’Union conduit en temps de crise la politique qui lui semble, à tort ou à raison, c’est une autre affaire, la plus conforme à son intérêt — du moins lorsque cet Etat est gouverné par des dirigeants dignes de ce nom, ce qui n’est plus, depuis bien longtemps, le cas de la France. Les media de l’oligarchie ne cessent de déplorer l’attitude des pays qui refusent d’accueillir ces «migrants», dont ils doutent à bon droit, du reste, de la qualité de réfugiés, et déplorent leur prétendu égoïsme, avec ce moralisme propre au projet européen — ainsi Juncker, le président de la Commission européenne, a déclaré dans son discours «sur l’état de l’Union», le 9 septembre, qu’ «il est temps de faire preuve d’humanité et de dignité», en accueillant tous les réfugiés qui se présentent.

Accuser d’égoïsme les gouvernants qui pensent en premier lieu au bien de leur peuple, comme c’est leur devoir, et le proclament ouvertement, c’est oublier un peu vite que c’est l’Allemagne, qui, la première, a donné le signal d’une attitude strictement nationale en décidant unilatéralement d’un accueil massif dont elle savait fort bien que ses partenaires auraient ensuite à supporter les conséquences en termes d’appel d’air et de masse. Oui, Merkel a cherché et cherche toujours à imposer sa politique aux Vingt-Huit, pensant, à tort manifestement, que parce qu’elle a à sa botte le dirigeant de la première puissance militaire et de la deuxième puissance économique de l’Union — en l’occurrence Hollande —, elle ne ferait qu’une bouchée d’Etats plus petits. Que Merkel ait été la plus nationaliste dans l’affaire, il ne viendrait à l’idée ni de nos journalistes béats devant la nouvelle icône des droits de l’homme, ni évidemment à des hommes politiques complices de sa politique, de le dénoncer. Merkel accueille: tous les Etats européens doivent accueillir; Merkel ne peut ou ne veut plus accueillir et suspend Schengen en rétablissant des contrôles à ses frontières: c’est la faute de ses partenaires qui ne l’ont pas suivie et refusent la politique des quotas, c’est-à-dire de répartition obligatoire des clandestins, politique qu’Hollande avait dans un premier temps lui-même refusée, avant de se coucher, comme d’habitude. Et dès lors de brandir des menaces, avec une suffisance qu’on n’aurait plus cru possible — ou du moins que n’imaginaient plus possible les naïfs qui croient encore à un quelconque progrès moral de l’humanité, y compris dans les relations entre Etats, un progrès moral qu’incarnerait justement l’Europe institutionnelle. N’a-t-elle pas osé répondre, le 31 août, avec un humour typiquement germanique, semble-t-il, lors d’une conférence de presse, à une question sur d’éventuelles sanctions contre les pays réticents à une répartition: «Je ne veux pas sortir maintenant tous les instruments de torture»? Or ces pays, situés essentiellement en Europe centrale et orientale, sont ceux qui ont toujours le plus souffert de l’expansionnisme allemand et dont un des prédécesseurs de Merkel avait fait, en quelques années, des protectorats avec la même passive complicité d’une république française, incapable à l’époque comme aujourd’hui, de concevoir les rapports internationaux comme des rapports de forces — ce que, pourtant, ils n’ont jamais cessé et ne cesseront jamais d’être —, rapports dans lesquels l’idéologie, hier le pacifisme bêlant du briandisme, aujourd’hui le droit-de-l’hommisme mercantile de l’oligarchie européiste, jouent le rôle d’anesthésiants.

Certes, l’échec, ce lundi 14 septembre, de la réunion des ministres européens de l’intérieur sur les quotas, montre que Merkel a sous-estimé la résistance de nations qui ne s’en laissent pas compter, au regard tant de leur histoire que de leur capacité d’absorption: une capacité d’absorption non seulement économique, mais également culturelle et religieuse, de flux d’allogènes disposés à tout, sauf à s’intégrer à des pays qui, en les accueillant avec une générosité confinant à la niaiserie, ne pourraient susciter que leur mépris. Toutefois, Merkel n’a rien lâché: Thomas de Maizière, son ministre de l’intérieur, a déclaré à la chaîne publique allemande ZDF, mardi 15 septembre, que les pays qui refusent les quotas, «souvent [...] reçoivent beaucoup de fonds structurels» européens. «Je trouve aussi juste (...) qu’ils reçoivent moins de moyens», a-t-il poursuivi en approuvant la proposition formulée en ce sens par Juncker.

De fait, si Juncker et Merkel sont la main dans la main, Hollande jouant les utilités, c’est que l’idéologie de l’accueil leur sert à tous deux d’anesthésiant pour contraindre les peuples à accepter une politique d’immigration qu’ils jugent conforme, la seconde à l’intérêt d’une Allemagne vieillissante mais encore forte de plus de 80 millions d’autochtones et qui, pense-t-elle, saura sans trop de préjudice, absorber cette main-d’œuvre étrangère, le premier à celui d’une Union européenne sans autre identité que le consumérisme. En bon négrier mondialiste, Juncker, toujours dans son discours sur l’état de l’Union, n’a pas omis de préciser: «La migration doit cesser d’être un problème pour devenir une ressource bien gérée».

L’Europe n’existe pas. Elle est et demeure un mythe. La Pologne, la Hongrie, la Tchéquie ou la Slovaquie — le groupe de Visegrad — mais aussi le Danemark, la Lettonie ou la Roumanie, ne doivent pas être montrés du doigt : leur refus ou leur manque d’empressement est le témoignage d’une identité forte, qu’ils doivent à une histoire riche, souvent dramatique. Leur nationalisme défensif face à l’invasion n’est que l’expression de leur bonne santé morale. Persévérer dans l’être, tel est aussi l’objectif de Merkel, mais avec ce nationalisme agressif propre à la culture allemande qui, le plus souvent, fut aveugle sur ses propres intérêts. Bruxelles, qu’elle co-dirige avec la Commission européenne, tout à son universalisme matérialiste hors-sol, sert pour l’instant sa politique. La Grèce et l’Italie, quant à elles subissent, avec pour seul objectif de s’en sortir le plus rapidement possible. Seule la France, asthénique, joue un jeu «européen», l’Europe ayant toujours été, pour ses élites, l’autre nom du renoncement.





segunda-feira, 21 de setembro de 2015


Não deixa de ser Syriza quem quer


Rui Ramos, Observador, 21 de Setembro de 2015

O PS pode não querer ser o Syriza, mas ninguém deixa de ser o Syriza só porque quer. Todos os caminhos de António Costa vão dar a Atenas.

Tsipras ganhou. Mentiu aos gregos, causou um terceiro resgate, reduziu o governo a uma delegação de Bruxelas, e inspirou a maior abstenção eleitoral de sempre. Mas que importa? Ganhou. Vai a nossa oligarquia resistir a este exemplo?

Não vai. Às vezes, diz-se que não temos um Syriza em Portugal. Pois não. Mas isso não quer dizer que não tenhamos quem faça de Syriza. Aos olhos da Europa, do Daily Telegraph de Londres ao Ekathimerini de Atenas, não há dúvidas: o PS de António Costa, por mais diferente que seja a sua história, joga agora na liga do Syriza de Tsipras. Que define o Syriza? A asserção de que é possível permanecer no euro sem consolidar as contas públicas e aumentar a competitividade da economia. Que diz António Costa? Exactamente a mesma coisa. Para ele, o único problema de Portugal é este governo, que teria usado a troika para encobrir a decisão de empobrecer o país. Foi o que repetiu nos debates com Passos Coelho. Costa fez assim da eleição de 4 de Outubro um referendo equivalente ao referendo de Tsipras de 5 de Julho. Não haja ilusões: uma vitória de Costa seria interpretada pelos investidores internacionais como um repúdio do ajustamento e das reformas. Não deixaríamos de o constatar pelos juros da dívida pública no dia seguinte.

Mas dir-me-á o leitor: António Costa não é «tonto». Quer apenas ganhar as eleições. Uma vez no governo, teremos outro Costa, realista e razoável. Talvez, mas acontece que o caminho não é apenas algo que fazemos: é também algo que nos faz a nós. Costa optou por uma oposição à maneira do Syriza. Se ganhar assim, irá precisar, para justificar uma viragem no governo, do mesmo género de drama e pressão externa que Tsipras arranjou para cobrir a sua reviravolta. O país pagará. Mas se em vez disso, Costa optar pela negação fria do que prometeu na oposição, o custo não será menor.

O Syriza dividiu-se. Vai o PS manter-se unido sob um Costa «austeritário»? E sem maioria absoluta, com quem vai governar e fazer passar cortes e reformas? Com o PCP e o BE? Mais uma vez, alguém dirá: não há problema, a direita ajuda. Acontece que uma vitória de Costa, nestes termos, teria muito provavelmente um efeito perverso. Na passada semana, Costa jurou que em nenhumas circunstâncias viabilizaria o orçamento de um governo minoritário da coligação, seja esse orçamento qual for, e sejam quais forem as consequências para o país. Ou o país lhe entrega o poder, ou ele entrega o país ao caos. Vai a direita, se for vencida neste ambiente sujo de chantagem, conformar-se com um papel de auxiliar bem comportada do governo de Costa? Ou, pelo contrário, será tentada a aprender com Costa? Porque é que o PSD e o CDS, perante um PS minoritário, não haveriam de fazer tudo para lhe dificultar a vida, de modo a poder suceder-lhe numa muito próxima eleição? É duvidoso que algum líder da direita consiga levar o PSD ou o CDS a ajudar o PS. Chegaremos assim, por outra via, à situação da Grécia. Todos os caminhos de Costa vão dar a Atenas.

António Costa tem a sua carreira política em jogo. Decidiu, por isso, ganhar estas eleições a todo o custo. Tsipras mostrou-lhe como se faz: prometer tudo na oposição, para depois, uma vez no governo, explicar que a Europa afinal não consente. Como uma espécie de imperador Nero da democracia, está disposto a deitar fogo ao regime só para entrar em São Bento. Uma vitória sua a 4 de Outubro começaria a apagar a diferença principal entre Portugal e a Grécia. Até agora, houve em Portugal uma maioria parlamentar estável e coerente para sustentar a consolidação orçamental e as reformas estruturais necessárias para manter o país no euro. Como ninguém quer sair do euro, essas condições internas teriam de ser substituídas, como na Grécia, por condições externas, isto é, por um diktat de Bruxelas. O PS pode não querer ser o Syriza, mas ninguém deixa de ser o Syriza só porque quer.






Obviamente, voto Passos


Maria de Fátima Bonifácio, Público, 16 de Setembro de 2015

Costa pensa com a cabeça keynesiana do século XX, quando havia fronteiras, alfândegas e moeda nacional. Passos pensa na globalização do século XXI, que rege um mundo sem distâncias e que já não dorme.

A minha decisão está tomada desde a «demissão irrevogável» de Paulo Portas (Julho de 2013). Passos Coelho confirmou-se como um primeiro-ministro à altura de situações de emergência, depois de durante dois anos já se ter mostrado à altura de situações de desespero.

Herdou do anterior governo socialista uma situação desesperada. Estava-se a um pequeno passo da bancarrota. Na altura, toda a gente sensata e responsável viu no apelo à Troika o único meio de evitar que o Estado, sem acesso aos mercados, cessasse pagamentos a funcionários, pensionistas, fornecedores e credores.

O PSD e o CDS, e também o PS, acharam que esse apelo era indispensável e urgente. Sócrates, o «animal feroz» atacado de lunatismo terminal, opunha-se – sem vislumbre de solução. Muita gente, incluindo o seu ministro das Finanças, instou com ele. Mário Soares disse depois ao Público: «Eu queria que ele pedisse o apoio e ele não queria. Discutimos brutalmente.»

No debate televisivo do dia 9, António Costa teve o supremo despudor de afirmar que fora Passos quem chamara a Troika. A mentira, descarnada, é imprópria de um candidato a primeiro-ministro; e autoriza que o achemos capaz de tudo. Frente a frente estavam dois homens de carácter muito diferente.

Ouço e leio que no debate se falou demasiado do passado. Qual é o espanto? É também o passado que nestas eleições vai a julgamento; é o descalabro de José Sócrates e seus acólitos que vão a juízo; são as responsabilidades do Partido Socialista que estão em causa. Não há como fugir a isto.

Porque foram os danos que «isto» infligiu ao País que determinaram a «austeridade» que Passos se viu obrigado a administrar. Pagou em impopularidade pelos erros dos outros. Tornou-se o culpado de tudo, incluindo a meteorologia. O PS, tão sensível ao sofrimento do povo, cobrava ânimo a cada medida dolorosa, a cada notícia tormentosa: quanto pior, melhor – aqui residia a sua possibilidade de redenção.

Não só aqui: também na arte de incutir no público a ideia caricata de que Passos sofria de sanha punitiva e fanatismo neo-liberal; sadismo e cegueira ideológica, portanto. Esta propaganda mendaz foi fazendo o seu caminho. Muita gente se convenceu de que a «austeridade» era afinal desnecessária e contraprodutiva, pois abismaria Portugal numa infindável e suicida «espiral recessiva».

Também o zelo em obedecer à diabólica Sra. Merkel e o gosto de vergar a cerviz perante a «Europa» eram desnecessários e um sinal vergonhoso de cobardia: Passos não ousava elevar Portugal à altura da sua relevância no concerto europeu. Surgiu o Syriza para dar a Merkel uma lição de humildade, e a Passos uma lição de patriotismo, coragem e dignidade. O «conto de crianças» acabou abjectamente, como qualquer pessoa sensata logo podia prever.

António Costa prescindiu da sensatez e preferiu apaziguar a sua cauda de radicais dentro do PS e olear as suas relações com a extrema-esquerda, que sonhava vir a amestrar e a usar. Festejou com entusiasmo a vitória do Syriza e saudou os ventos de mudança e bonança que os valentes gregos soprariam na Europa. Com o colapso do colosso grego, mudou de discurso e de rumo. É um líder que navega ao sabor das marés.

Há muito que ninguém se atreve a falar em «espiral recessiva». Há muito que a Troika partiu; Portugal fez uma saída limpa. Quem disse que era fácil e faria melhor, que se apresente. Todos os indicadores importantes melhoraram; o desemprego caiu de 17,1% para níveis inferiores aos da pré-crise, 11,9%. O PS – do PC não vale a pena falar – desvaloriza, porque os números o deixam destrunfado. Nada me parece mais natural e necessário do que lembrar e reivindicar o mérito pela limpeza do ajustamento financeiro.

Temos diante de nós dois homens, duas personalidades, dois estilos, dois caracteres – e dois caminhos a seguir. Em essência, apenas interessam duas coisas: os modelos que corporizam, a cepa dos respectivos fiadores.

Costa, como revelou a infelicíssima aclamação do Syriza, aliada a um chuveiro de promessas e medidas aberto dia sim, dia não, não me parece um homem confiável. Tanto mais que hesita sobre as alianças a escolher, e não conseguiu cerzir as facções que se guerreiam no PS.

Costa elege o consumo e o investimento público como alavancas do crescimento; exalta a «economia do conhecimento». Mas o mercado interno é exíguo, o investimento público limitado pela escassez de meios do Estado, e a anacrónica estrutura empresarial do País, aconchegada na rotina, não comporta a modernização tecnológica em larga escala. O modelo não passa do prolongamento, com menos «faraonismo», do que nos trouxe até aqui. Desde 1996 que Portugal cresce pouco ou nada.

De Passos, como fiador, já disse o suficiente. Sublinho a integridade, a constância e a intrepidez, que o sentimentalismo indígena confunde com indiferença. Aposta na saúde financeira do Estado, na iniciativa privada voltada para o exigente mercado externo, que a prazo arrastará a gradual transformação da nossa estrutura económica arcaica.

Costa pensa com a cabeça keynesiana do século XX, quando havia fronteiras, alfândegas e moeda nacional. Passos pensa na globalização do século XXI, que rege um mundo sem distâncias e que já não dorme. O Estado não se ausenta nem se demite, mas já não pode garantir tudo. É para este tempo de incerteza, insegurança e risco que Passos nos quer preparar. Obviamente, voto Passos.






Pobres de nós


Vasco Pulido Valente, Público, 20 de Setembro de 2015

O dr. António Costa sabe que se perder em 4 de Outubro acabou politicamente. Depois de ter assaltado o PS e corrido à má cara com Seguro para ganhar à coligação, se não ganhar todo o azedume que contra ele se criou no partido virá ao de cima e ele não se conseguirá aguentar uma hora como secretário-geral.

A gente com que ele correu não esquecerá nem a brutalidade e a arrogância do método, nem que ele foi eleito pelo voto dos «simpatizantes» socialistas (uma categoria indefinível) e não pelos «militantes» (uma categoria, pelos menos, tradicional). Além disso, há Sócrates que, com razão ou sem ela, se sentiu «posto ao lado» (José Lello) e traído e que só espera uma boa oportunidade para o liquidar.

A política não é um jogo pacífico e António Costa, que o sabe muito bem, não se ilude com certeza sobre os perigos da sua situação. Uma única coisa o pode salvar: conseguir a maioria absoluta para o PS. Mas presumivelmente, e apesar da propaganda que se fez sobre o debate com Passos Coelho, não parece que chegue lá. Não admira que perante o que, para ele, é a ingratidão e a cegueira dos portugueses, Costa ameace agora arrastar o país consigo. Sem surpresa nenhuma para mim, que estava à espera de um golpe destes, o admirável candidato do PS anunciou anteontem solenemente no Seixal que não tencionava «viabilizar» (ou sequer negociar) o orçamento de Estado da coligação. Ele não ignora as consequências desastrosas para os portugueses desse acto suicida. Pelo contrário. De qualquer maneira, prefere um desastre com ele do que um desastre sem ele. Suceda o que suceder.

A Constituição não permite ao Presidente Cavaco dissolver a Assembleia até ao fim do seu mandato; ou que a Assembleia seja dissolvida nos primeiros seis meses do dela. O que significa que Portugal será obrigado a viver sem orçamento (e por duodécimos) no mínimo até Junho-Julho do ano que vem. O que lançaria as finanças públicas num caos, sem falar nas reformas de qualquer tipo, que teriam de ser metidas numa gaveta durante oito meses. Pior ainda, os mercados que hoje nos sustentam a juros razoáveis não tornariam tão cedo a emprestar um tostão à irresponsabilidade indígena.

Desde a I República que não aparecia um cacique da envergadura do dr. Costa na cena política portuguesa, pronto a meter o país no fundo por vaidade pessoal ou conveniências partidárias. Apareceu anteontem. Pobres de nós.





sexta-feira, 18 de setembro de 2015


Protectorado


Vasco Pulido Valente, Público, 18 de Setembro de 2015

À esquerda e à direita anda por aí muita gente indignada por causa do protectorado de que Portugal sofreu e, segundo alguns patriotas sem mancha nem tumor, continua a sofrer. Isto deixa um indivíduo de boca aberta por duas razões.

Primeiro, porque de maneira geral foram esses mesmos patriotas que levaram Portugal ao protectorado de Bruxelas. Depois, pela total ignorância da história deste pobre país desde pelo menos o fim do século XVIII. Toda a gente se esqueceu que em 1807 a Inglaterra meteu D. João VI num barco e o despachou para o Brasil? Ou que Junot acabou corrido por um corpo expedicionário inglês? Ou que o embaixador de S. M. Britânica tinha assento de jure no Conselho de Regência que ostensivamente governava o Reino?

E ninguém se lembra que na guerra contra os franceses (que durou até 1814) o general Beresford comandava o exército português com a ajuda de umas dezenas de oficiais que trouxera de Inglaterra e que o nosso Tesouro pagava? E também ainda não é claro para a cabecinha nacional que o triunfo do liberalismo em 1834 não passou de uma conveniência da Inglaterra que ela, de resto, financiou e forçou as potências conservadoras, como por exemplo a Áustria, a engolir? E o progressismo indígena também se esqueceu que a guerra da «Patuleia» se resolveu com a intervenção da esquadra inglesa (ao largo do Porto e em Setúbal), por uma invasão de um exército espanhol assalariado por Londres e por um «protocolo» de Palmerston, que determinava quem podia, ou não podia, entrar no governo?

E a seguir desapareceu o protectorado? De maneira nenhuma. A Inglaterra e, com a autorização dela, a França continuaram a sustentar a maravilhosa paz da Regeneração; e a promover ou liquidar ministérios de acordo com o grau da sua subserviência e a mandar nos territórios de África de que Portugal, na sua ingenuidade, se julgava dono. E finalmente, em 1892-1893, não hesitaram em suspender os víveres de que a nossa miséria humildemente se alimentava. Os patriotas que hoje se arrepiam com o protectorado dos credores deviam pensar que o único período em que não houve protectorado algum em Portugal foi durante a Ditadura de Salazar, cujos benefícios não se distinguiram na história da Europa. Mas voltar a 1928 não parece uma política muito inteligente.





terça-feira, 15 de setembro de 2015


Afinal os jotinhas são bons políticos!

Bergoglio esclarece!


Heduíno Gomes

Há gente que anda por aí a dizer que os jotinhas não são de confiança.

Calúnias!

Afinal, as jotas dão boa formação política e moral aos seus filiados. Afinal, os jotinhas, por serem jotinhas, não são carreiristas nem corruptos. Afinal, por serem jotinhas, não entram nos jogos de poder dos séniores. Afinal, as maçonarias não andam a recrutar em grande entre os jotinhas.

Está tudo bem no seio das juventudes partidárias.

Mais, nem importa a cor política dos jotinhas. És político jovem? Então és porreiro, pá!

Xuxa, comuna, tecnocrata, liberal... Que interessa?

Na entrevista de Bergoglio à RR, este esclarece-nos completamente, com aquele rigor que já lhe reconhecemos:

«Tenho confiança nos políticos jovens. Há um problema mundial que é a corrupção.»

Perceberam, seus desconfiados em relação aos jotinhas? Têm de acreditar nos políticos jovens! Com jovens não há nem vai haver corrupção!

Por exemplo, Jorge Nuno Sá, ex-presidente da JSD, «casou» com um gajo — entretanto parece que desataram à chapada e já se «divorciaram»...

Vejam: http://www.cmjornal.xl.pt/nacional/politica/detalhe/ex-deputado-em-uniao-gay.html

Por exemplo, Duarte Cordeiro ex-presidente da JS, apoiou abertamente o nosso tão querido Sócrates na lei dos chamados «casamentos» dos invertidos.

Vejam: http://www.publico.pt/politica/noticia/novo-lider-da-js-defende-que-casamento-homossexual-e-uma-imposicao-do-principio-de-igualdade-1336023

Por exemplo, a Juventude Comunista Portuguesa, que segue escrupulosamente o PCP, e que vota ao lado das chamadas «causas fracturantes», também abordou os «direitos sexuais e reprodutivos» na resolução política do seu Congresso de Abril de 2014.

Vejam: http://www.jcp-pt.org/images/stories/10congresso/ResolucaoPolitica_10Congresso_2014.pdf

Por exemplo, no documento de apresentação da «2.ª Escola de Quadros do CDS  – Ideias com Futuro», que recentemente teve lugar dedicado especialmente aos jovens, temos os supostos democratas-cristãos a utilizar a linguagem do «género».

Vejam: http://www.cds.pt/escoladequadros.html

Tudo políticos jovens, caro Bergoglio...

Pensava eu que era missão de um Papa pregar critérios um pouco mais rigorosos, de acordo com os valores cristãos, para seleccionar os quadros políticos.






domingo, 13 de setembro de 2015


Um debate


Vasco Pulido Valente, Observador, 12 de Setembro de 2015

O público e os comentadores gostam de excitação e de alarido, como os pacóvios gostam de ver desastres.

Não se percebe por que razão o jornalismo português (profissional ou amador) resolveu achar que António Costa tinha ganho a Passos Coelho.

A ideia parece ser que um debate é uma espécie de altercação de taberna em que ganha quem der mais murros no adversário e se mostrar, de maneira geral, mais malcriado e belicoso. Se este modelo se aplica a uma discussão sobre o Estado e a vida dos portugueses nos próximos cinco anos, temos, de facto, razão para desesperar. António Costa gritou e esbracejou mais do que Passos Coelho. E Passos Coelho foi falando com uma certa serenidade e não permitiu que, da parte dele, a conversa degenerasse num chinfrim com o primeiro-ministro. Mas, dizem os peritos, perdeu. O público e os comentadores gostam de excitação e de alarido, como os pacóvios gostam de ver desastres.

Veio a seguir um coro geral de lamentações. Afinal, o debate não tinha esclarecido ninguém. Primeiro, porque se discutiu durante muito tempo a personagem de Sócrates (um argumento absurdo). Segundo, porque os portugueses não perceberam metade do que ouviram (a reforma da segurança social, a saúde, a troika, a dívida pública e por aí fora). Só que, se não perceberam, o único critério que lhes ficou foi a intensidade do barulho dos dois cavalheiros em presença. E isto para não entrar no capítulo das mentiras, que ferveram do princípio ao fim: sobre a bancarrota, sobre o pedido de resgate, sobre o «memorando», sobre o melancólico facto de que, à mais pequena crise nos mercados financeiros, não haverá dinheiro para as salvíficas promessas de Costa ou para os sonhos sem sentido de Passos.

Não passou pela cabeça dos jornalistas que «presidiam» ao debate com a sua insuportável embófia perguntar às duas notabilidades que ali putativamente discursavam ao país onde tencionavam arranjar o dinheiro para a redenção da Pátria. Ao contrário do que um observador ingénuo talvez concluísse, em todo aquele espectáculo, digno de Las Vegas (e tirando uns 600 milhões que faltam à segurança social), não se ouviu a imunda palavra «dinheiro» uma única vez. Vivemos numa situação periclitante em que o menor abano pode deitar tudo abaixo. Mas naquela arena (não sei que outra coisa lhe devo chamar) não se mencionou a Europa, a América ou a China. Apesar da retórica sobre a «globalização», Portugal acaba em Badajoz. E o dr. Costa e Passos Coelho, coitados, suspeito que também.






Como explicar que pessoas

com pobreza extrema

consigam pagar 10 000 euros

aos traficantes?



A rádio, os jornais, a televisão não vos contam a verdade.

Sobre qualquer informação faça a seguinte pergunta:

«Quem beneficia com isto?».

Procure pontos de vista diferentes, pense por si.

Agora sim, retome a notícia.


Segunda-feira, 31 de Agosto de 2015

Quem financia o tráfico de migrantes que chega à Europa?

Para além do drama, duas questões pertinentes se impõem quanto a este fluxo anormal de migrantes à Europa:

— como explicar esta súbita e enorme onda de migrantes?

— como explicar que pessoas com pobreza extrema consigam pagar 10 000 euros aos traficantes?

Um súbito fluxo massivo.

O fluxo migratório da entrada na Europa através do Mediterrâneo não é um problema recente, mas era realizado, até há poucos anos, como conta-gotas.

O estranho é que subitamente, em poucos meses esse fluxo se tenha tornado numa invasão massiva, quando a situação dos países de origem pouco se alterou no último ano.

Um valor impossível de pagar.

Desde os longínquos locais de partida até à travessia do Mediterrâneo, cada migrante tem de desembolsar perto de 10 000 euros.

Calcula-se que o tráfico ilícito de migrantes gere um volume anual de 7 mil milhões de dólares por ano aos seus traficantes.

O PIB per capita, por exemplo, da Eritreia, um dos países de origem, é de 500 dólares anuais, por comparação o de Portugal é de 22 000 dólares.

Aqui reside o mistério de saber como é que uma pessoa de um país desses pode pagar o equivalente a 20 anos de rendimento anual, ou seja 10 000 dólares, para migrar?

Promover o caos na Europa

Uma parte da estratégia actual dos Estados Unidos assenta nas teorias do geopolítico americano, Thomas Barnett.


«Como condição da globalização sem choques, temos de pôr em prática quatro fluxos duráveis e sem obstáculos».

Este fluxo excepcional de migrantes em direcção à Europa faz parte de um destes «fluxos duráveis e sem obstáculos». Thomas Barnett também sabe, e refere, que este fluxo não poderá ser impedido por nenhuma instituição, UE ou ONU.

O objectivo desta «guerra» contra a Europa é semelhante às revoluções chamadas de «Primaveras Árabes».

A Europa como poder político, económico e cultural tem de ser destruída através de um caos e ficar sem identidade nacional.

Essa destruição dos Estados-Nações fará com que a Europa se deixe facilmente ser absorvida na Nova Ordem Mundial das oligarquias financeiras.

Thomas Barnett refere que «as fronteiras nacionais devem ser dissolvidas, as raças misturadas, e assim os valores e as religiões serão abolidos; o caminho para a Nova Ordem Mundial tem de ser alisado».

O jornal Info Direkt, relata que um funcionário do ministério da Defesa austríaco revelou que «existem elementos que atestam que organizações situadas nos Estados Unidos criaram um modelo de co-financiamento e contribuem substancialmente aos pagamentos exigidos pelos traficantes».

«Nem todos os refugiados de África do Norte têm 10 000 euros em cash.

Ninguém questiona de onde vem o dinheiro?»





sábado, 12 de setembro de 2015


O romantismo voltou


Vasco Pulido Valente, Público, 11 de Setembro de 2015

Vinte e cinco anos depois da queda do Muro, o romantismo político voltou. Para ficar.

A gente vária e geralmente analfabeta que manda na televisão e nos jornais decidiu que o debate entre o dr. António Costa e Passos Coelho seria decisivo para a campanha e, naturalmente, para a eleição. Claro que não foi. Foi um espectáculo no Museu da Electricidade, caótico e repetitivo, que não «esclareceu» ninguém.

Cada um dos candidatos representou a personagem que lhe estava destinada – António Costa a de chefe popular com um programa debaixo do braço e de quando em quando uma ocasional berraria; e Passos Coelho a de estadista paciente e sereno que mete na ordem um secretário de Estado incómodo. Os portugueses parece que gostaram mais de Costa do que de Coelho, porque detestam a autoridade e gostam de lhe assobiar às canelas do outro lado da rua.

Do essencial não se falou. António Costa não se permitiu explicar com que dinheiro vai emendar as desgraças do seu pobre país – ponto que também não interessou aos jornalistas que alegadamente «dirigiam» o debate. E Passos Coelho também não se deu à excessiva franqueza de nos confessar o que se propunha fazer do país nos próximos quatro anos. Nada disto espanta. Os portugueses só têm uma pergunta na cabeça: vamos ficar pior com o dr. Costa ou com Passos Coelho? Pelas cenas do Museu da Electricidade, ficou a impressão de que o público que gosta de engenharia social (e Costa levou rolos de papel com os planos todos) simpatizou mais com a aventura tradicional da esquerda: a de partir alegremente com um mapa errado para sítio incerto. Em compensação, a horrenda espécie de criaturas que não se mete em sarilhos sem contar o dinheiro muito provavelmente preferiu Passos.

Acabado este intermédio, que pouco se distinguiu do concerto de uma banda qualquer, a zaragata irá continuar. Os candidatos e a sua tropa pregarão a sua mezinha, insultarão o próximo e, jurando que não prometem, continuarão como de costume a prometer, perante a indiferença do cidadão comum. O grosso do eleitorado ficará em casa, olhando com indiferença o desvario do pequeno bando que nos quer governar. Nós, por acaso, sabemos que o protectorado de Bruxelas não acabou e que uma crise nos mercados financeiros pode arruinar num minuto os mais perfeitos sonhos de homens e de ratos. Vinte e cinco anos depois da queda do Muro, o romantismo político voltou. Para ficar.





sexta-feira, 11 de setembro de 2015


Passos e Costa, o ouriço e a raposa


Rui Ramos, Observador, 11 de Setembro de 2015

Passos Coelho sabe uma grande coisa, António Costa sabe muitas pequenas coisas. O que é que convém ao país?

Ainda se lembram do debate de anteontem? Talvez não. Mas deu jeito a variadas famílias, na véspera, antecipá-lo como um duelo decisivo, não só porque as televisões pretendiam recordes de audiência, mas porque, após tantas sondagens tecnicamente empatadas, até teria a sua graça haver um desempate. Por tudo isso, houve mesmo que inventar um vencedor na noite, e esse vencedor foi, de acordo com um compreensível princípio de justiça, quem mais necessidade tinha de vencer: António Costa. Na manhã seguinte, porém, a vitória já não parecia tão clara. Como as flores de certas plantas raras, não durou uma noite.

Ganhar um debate, para quem precisa de ganhar de qualquer maneira, não é complicado: basta fazer o indispensável para que a claque se sinta à vontade ao clamar vitória. Há um truque: estar sempre ao ataque, disparar sobre tudo, não parar de chutar à baliza. Nem é preciso acertar: basta mostrar agitação. Foi o que Costa fez, aproveitando, aliás, a previsível opção de Passos pela impassibilidade do estadista. Costa não teve escolha: depois de tantos azares de pré-campanha, sentiu certamente que o PS lhe estava a escapar. O modo exasperado como procurou marcar pontos no debate é talvez a prova mais clara da sua fraqueza.

Entretanto, o país, pela voz dos seus comentadores, declarava-se pouco «esclarecido». O facto é que a situação do país é tal que uma hora de debate nunca seria suficiente para o «esclarecer». Em 2011, quando veio a troika, já levávamos dez anos de crise: desde 2001 que havia défices excessivos, que a economia divergia da Europa, que o desemprego subia, e que o endividamento aumentava. Daí, aliás, a austeridade de Manuela Ferreira Leite em 2002-2004, e os PECs de Sócrates. Nada começou em 2011, e também nada vai acabar em 2015. Tal como em ajustamentos anteriores, pagámos mais impostos e exportámos mais. Mas os problemas não parecem resolvidos, ao contrário do que aconteceu, por exemplo, em 1986, depois do programa do FMI de 1983-1985. Por isso, talvez para muitos portugueses não seja claro se devem continuar com quem executou o ajustamento, ou dar uma oportunidade a quem esteve contra.

Passos Coelho fez do ajustamento a sua «missão». Durante quatro anos, aguentou tudo, não se foi abaixo, mesmo quando muitos à sua volta perdiam a coragem. Convenceu-se que era fundamental recuperar o crédito, o que só podia ser conseguido em colaboração com os credores no quadro da União Europeia. Em 2011, pouca gente acreditara na viabilidade do ajustamento. O sucesso, até por inesperado, impressionou: fez o PSD e também o CDS aceitarem a «missão» de Passos. Hoje, os anti-passistas da direita estão isolados, ou em trânsito para o PS. Passos pode permitir-se ficar no mesmo sítio, sem variar os temas nem levantar a voz.

António Costa vive outra vida. A sua expectativa, o ano passado, era ser acolhido consensualmente. Não o foi. Viu-se forçado a andar pelos mais variados caminhos e atalhos. Aproximou-se e afastou-se do Syriza. Arranjou Nóvoa, mas também Centeno. Grita contra a «austeridade», mas quer parecer responsável. Precisa de se distanciar de Sócrates, mas não o pode renegar. A sua guerra tem duas frentes: de um lado, o PCP, o BE e os novos radicais disputam-lhe o voto de esquerda; do outro, o governo compete pelo voto de «centro». Pior: o próprio PS é um baralho de correntes opostas e de facções quase incompatíveis. Tudo isso significa, para Costa, uma ginástica tremenda. Precisa de ser e dizer demasiadas coisas.

O debate desta semana confrontou assim duas maneiras de ser. De um lado, Passos Coelho, mais ou menos rígido e solene, avesso a aventuras, preocupado em lembrar o que lhe parece essencial, com muitas explicações, embora por vezes sem eloquência nem rasgo, como durante a segunda parte do debate. Do outro lado, António Costa, cheio de artes e de artimanhas, desesperado, e portanto disposto a tudo, mas frequentemente sem critério, como durante a primeira parte do debate, em que não evitou o ridículo («foi o PSD quem chamou a troika!»).

Isaiah Berlin, inspirado por um velho adágio grego, dividiu um dia os intelectuais em ouriços e raposas: a raposa sabe muitas pequenas coisas, mas o ouriço sabe uma grande coisa. Passos sabe uma grande coisa, Costa sabe muitas pequenas coisas. Uma das questões para os portugueses é saber se, neste momento, lhes convém mais um ouriço ou uma raposa.






quinta-feira, 10 de setembro de 2015


A justiça europeia e nacional

e a eliminação de espaços de impunidade


António Delicado, Jornal Sol, 9 de Setembro de 2015

Parafraseando Beccaria, um importante pensador do século XVIII, o combate à impunidade não deve basear-se tanto na dureza das penas mas na certeza da aplicação das mesmas, ainda que sejam moderadas. Isso será mais eficaz na prevenção do crime do que o temor de uma pena mais severa, quando a mesma se encontra associada a uma esperança razoável de impunidade.

É assim com a criminalidade comum e é talvez ainda mais assim com a criminalidade de colarinho branco, nomeadamente a corrupção. E, quanto mais rápida for a aplicação da sanção, mais justa, útil e eficaz será.

No século XIV, mais precisamente em 1360, foi assinado o primeiro tratado de extradição português. Celebraram-no o rei D. Pedro I de Portugal e o rei D. Pedro I de Castela, visando Portugal obter nessa altura a extradição dos dois assassinos de D. Inês de Castro.

A extradição é um instrumento que responde a uma evolução histórica e a uma apurada necessidade humana de concretização da justiça criminal num plano internacional, sendo também um instrumento em constante evolução.

Foi o que aconteceu nos planos nacional e europeu, onde obteve importantes reconfigurações em tempos recentes. Giscard d’Estaing, no Conselho Europeu de Bruxelas de 1977, tentou impulsionar a criação de um espaço jurídico europeu, tendo proposto, nomeadamente, a celebração de um tratado tendo em vista uma extradição automática, uma ideia que baseou também a adopção do agora já célebre mandado de detenção europeu (MDE).

Este passo significou um salto de gigante no espaço europeu, em especial pelo seu impacto sério na efectiva realização da justiça, apesar de a sua concretização se ter registado apenas com o 11 de setembro de 2001.

O facto de o MDE ser considerado a joia da coroa da justiça criminal europeia baseia-se precisamente na noção de que se trata de um instrumento que respondeu ao conjunto de necessidades apresentado pelo seu tempo.

Também por isso nos parece que temos base suficiente para que nos empenhemos, enquanto País e enquanto Europa, na efectiva implementação das soluções que vimos aprovando ao longo dos últimos anos e na concretização das soluções visadas nos Tratados, como é o caso da Procuradoria Europeia, que o Tratado de Lisboa estabeleceu que pode ser criada, nomeadamente, para combater as infracções lesivas dos interesses financeiros da União Europeia.

A Procuradoria Europeia poderá consistir num dos melhores investimentos que, num quadro de apreciação de custo/benefício, poderemos fazer, uma vez que está em causa a protecção de centenas de milhões de euros do orçamento da União Europeia face a fenómenos de fraude, corrupção e outras infracções, que colocam também em perigo o Estado de direito, a confiança dos cidadãos nas instituições e o desenvolvimento económico e social.

A Procuradoria Europeia, para além do seu significado político e institucional, permitirá uma intervenção mais assertiva no combate ao crime financeiro internacional e a outra criminalidade organizada. Consiste numa resposta que se exige para os tempos de hoje, nomeadamente pelo potencial de aumento de controlo e de diminuição das esperanças de impunidade. Eliminemos estes espaços e façamos justiça.






Sentimentalismo caro


Alberto Gonçalves, Diário de Notícias, 6 de Setembro de 2015

Talvez não fazer nada, hoje, seja um dia meio caminho andado para uma morte precoce

Quando redobraram as notícias sobre multidões que fogem para a Grécia e para a Europa em geral, pensei tratar-se de uma falha – nas notícias ou no GPS das multidões. Afinal, estivemos meses a aprender que na Grécia, e na Europa em geral, se vivia uma tragédia humanitária nunca vista. Contra todas as expectativas, havia tragédias assaz maiores já ali ao lado. E os que lamentavam a devastadora austeridade que nos caiu em cima são os mesmos que agora exigem a partilha da nossa ofensiva abundância com os desafortunados do Médio Oriente e de onde calha. De súbito, a Europa tornou-se rica e repleta de empregos, alojamentos decentes, mesas fartas, privilégios sem fim. É o lado bom da crise dos refugiados.

O lado mau é que os corpos dos refugiados, vivos ou mortos, continuam a dar à costa. Vale que a reacção dos europeus se revela de fulgurante utilidade: correr para o Facebook a partilhar a fotografia do cadáver de uma criança estendido na praia e a criticar a passividade da Europa. Ou a indiferença dos governos. Ou a desumanidade de um destinatário genérico que naturalmente exclui o próprio – e heróico – indignado em causa. Parece um concurso para apurar qual é o cidadão mais piedoso.

Por falta de candidatos, não é de certeza um concurso para apurar qual o cidadão que abriria as portas de casa ao maior número de refugiados. Descontadas as «dezenas» de voluntários de que falam as notícias, não vi muitas almas sensíveis passarem da sensibilidade à prática e afirmarem-se disponíveis para albergar, por um período transitório, dois sírios ou quatro curdos no quarto das traseiras. Possivelmente os refugiados perturbariam o sossego do lar, essencial para se alinhavar no Facebook manifestos de extrema preocupação com o destino dos refugiados. Esta atitude traduz a típica bravura moral de quem subscreve petições pelos pobres e não se digna olhar o mendigo que o interpela na rua. Ou de quem chora os «cortes» no SNS e não visita o amigo doente. Ou de quem protesta as touradas e não abriga um cão vadio. O sentimentalismo sem compromisso preza a higiene. E é, desculpem lá, uma treta.

Mas houve pelo menos um português que saltou por cima das tretas e foi directamente ao assunto: o combate ao Estado Islâmico. A Sábado desta semana entrevista Mário Nunes, o militar de 21 anos que desertou da Força Aérea para, ao longo de quatro meses, lutar contra os jihadistas na Síria. Porquê? Porque prefere «morrer a não fazer nada». É maluco? Deve ser. Sensatos são os que ficam pelas ditas «redes sociais», a repousar as consciências e a responsabilizar uma vaga Europa pelos refugiados que a Europa real acolhe, sabe Deus a que preço. Talvez não fazer nada, hoje, seja um dia meio caminho andado para uma morte precoce. Ou pior, dadas as carências do islão imoderado em matéria de compaixão.





terça-feira, 8 de setembro de 2015


Vamos lá trocar umas ideias sobre o assunto


Helena Matos, Observador, 6 de Setembro de 2015

As causas estão para os enfastiados europeus como os brinquedos para as crianças mimadas. Depressa mandarão os refugiados sírios para o baú onde estão o leão Cecil mais as primaveras árabes.

Qual assunto? Os refugiados. Entendamo-nos: o número de pessoas que está a chegar à Europa é ínfimo. Há quarenta anos, em Setembro de 1975, quatro mil portugueses provenientes de Angola desembarcavam diariamente nos aeroportos da Portela e Pedras Rubras. Portugal, um pequeno país viu chegar, entre 1974 e 1976, mais de meio milhão de pessoas às quais nunca reconheceu o estatuto de refugiados. Chamou-lhes retornados.

À época não vimos fotografias das crianças mortas, que as houve, nem das mulheres violadas, nem dos condutores queimados vivos. Vimos alguns corpos, geralmente de negros, amontoados nas ruas de uma Angola a sossobrar na guerra. E, claro, tivemos depois as imagens de gente amontoada no aeroporto, dos bebés de biberon na boca a entreter o sono e dos caixotes em frente ao Tejo.

A experiência portuguesa ensina várias coisas. Escolhi três. A primeira delas é que o pior que pode acontecer a um povo é que o seu país desista dele ou que ele desista do seu país. A segunda é que o sucesso da integração é tanto maior quanto menos paternalista for o acolhimento. O terceiro ensinamento ganhei-o não a investigar o fenómeno dos retornados, mas sim a ver, ouvir e ler noticiários: vivemos de arrebatamento em arrebatamento e cada arrebatamento tem de ser mais arrebatado para compensar a anterior desilusão. Iniciámos o ano com o Syriza e a crise humanitária grega, depois veio o Varoufakis a dobrar a espinha à Merkel e a Catarina Martins aos pulinhos em Atenas (que as sibilas nos perdoem!). Abriam-se contas para financiar a Grécia (em troca podiam mandar-nos queijo e azeitonas ou uma fotografia assinada pelo Tsipras). E até houve quem marcasse férias na Grécia para ajudar a causa alternativa. Agora os gregos estão ainda mais pobres, vai haver novamente eleições, ninguém quer saber da Grécia para nada e a Catarina Martins já não pula, pelo menos em Atenas. Agora só se pensa, fala e sente o drama dos refugiados.

Temo sinceramente que à primeira desilusão com os ditos refugiados logo eles sejam esquecidos como todos os outros objectos da nossa solidariedade nos últimos anos.

As causas estão para os enfastiados europeus como os brinquedos para as crianças mimadas. Rapidamente mandarão os refugiados sírios para o baú onde estão os palestinianos mais o rais Arafat que vivia na mukata (oh que saudades da forma como na SIC se pronunciavam estes termos!), as primaveras árabes, o leão Cecil, os habitantes do Haiti, que continua devastado anos depois do terramoto, mas isso agora não interessa a ninguém, e essas cleptocracias africanas que ainda há alguns anos motivavam abaixo-assinados, cantos que se diziam livres, hinos e posters, tudo sempre em nome da libertação. Dentro de pouco tempo os refugiados sírios serão substituídos por outros protagonistas e depois bem podem permanecer acantonados num qualquer canto da Hungria que ninguém se interessará pelo seu destino.

Claro que no terreno ficarão as associações, os conselhos disto e daquilo, mais os mediadores que constituem o mundo do chamado apoio. Confesso que ao ler a descrição de algumas das iniciativas de recepção aos refugiados temo o pior. E aqui chegamos à minha segunda conclusão: o sucesso da integração é tanto maior quanto menos paternalista for o acolhimento. Veja-se o caso das aulas de Português separadas por sexos – coisa que alguns nem sequer frequentaram na sua Síria natal – que revela um estonteamento que só não é ridículo porque é perigoso. Tratar os refugiados como pessoas especiais é apenas prolongar a sua dependência e o seu ostracismo. Estratégia certamente interessante para quem, como é o caso dos radicais da política, se alimenta da indústria do ressentimento. Ou de quem vive de acusar os outros sem nunca responder pelo sucesso das suas intervenções, como acontece com várias das pessoas que trabalham na área do apoio social. Ao contrário do que se possa pensar, os mais dependentes dos apoios muito frequentemente não são aqueles que os recebem mas sim aqueles que os distribuem e que não podem deixar de os distribuir porque isso seria o fim da sua razão de existir.

Passemos finalmente para a conclusão que me falta: o pior que pode acontecer a um povo é que o seu país desista dele ou que ele desista do seu país. Em 1975, boa parte do país tinha de facto desistido dos portugueses de África – «Ó senhor tenente-coronel, porque é que está tão preocupado com isso? Eles comeram a carne, agora que roam os ossos.» – declarava Pinheiro de Azevedo a Gonçalves Ribeiro quando este militar lhe tentava explicar a necessidade de organizar uma ponte aérea para retirar os portugueses de África.

Hoje claramente os sírios não contam com a protecção do seu país e os bons europeus há muito que esqueceram que um país não é um catálogo de direitos. A presente crise dos refugiados para lá de evidenciar a degradação da vida nos seus países de origem coloca-nos face a um dos mitos do nosso tempo: a de que no Ocidente podíamos substituir as intervenções militares por intervenções humanitárias. Não podemos. Entre outras razões porque nos desumanizamos. Aliás não tardará que, se o fluxo de refugiados se mantiver nos actuais níveis, passemos todos a imitar a Hungria.

A ilusão de que podíamos viver rodeados de turbulentos vizinhos a quem nos momentos difíceis oferecemos medicamentos e provisões é falsa e perigosa. Ou temos força suficiente para participar no esforço de estabilização desses países – e isso não se faz com drones mas sim com exércitos –, ou acabamos a pôr tropas a perseguir os refugiados. É apenas uma questão de tempo.

Por fim e para o fim, uma questão que se me coloca de cada vez que leio aqueles títulos sobre a vergonha que estes refugiados representam para a Europa. Lamento ir contra a corrente mas não vejo ali vergonha alguma para a Europa. Estas pessoas fogem para Europa. Revelam aliás uma noção muito clara dos sítios onde querem viver nessa Europa. Vergonha será sim para os dirigentes dos seus países. E também para os países muçulmanos. Por exemplo, quantos refugiados recebeu o riquíssimo Qatar? E o também fabulosamente rico Dubai? E a piedosa, islamicamente falando, claro, Arábia Saudita? Note-se que nem me interrogo se seria possível, equacionável ou sequer imaginável que esses países nos acudissem a nós, europeus, se um qualquer desastre nos obrigasse a fugir intempestivamente. Mas ao menos para estas pessoas que são muçulmanas, onde está o apoio dos países islâmicos?

Os refugiados confrontam-se com as falhas dos países para onde fogem. Mas em primeiro lugar, como bem sabemos pela nossa própria experiência, o falhanço foi o dos seus países e dos seus líderes. Querer subestimar essa responsabilidade e transferi-la para outros é uma forma de desculpar o que não tem desculpa.

Sobre o que o futuro reserva a essas pessoas não sei. Mas sei que as próximas legislativas serão em Portugal muito provavelmente vencidas ou por um retornado, Passos Coelho, ou por um descendente de um goês, António Costa. E isso não me parece nada uma má notícia.